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La maternité en France

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Quels sont les standards de la maternité, au sens large, en France ? Je vous donne mon point de vue sur la question !

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Nous sommes des êtres sociaux : nous avons besoin de relations pour vivre harmonieusement. Quoi de mieux que d'avoir à ses côtés une famille pour remplir ce besoin ? Avoir un ou plusieurs enfants est donc souvent la réponse à cela. Mais on ne fait pas un enfant de la même façon selon les pays, les cultures (enfin, techniquement si !) : préconception, grossesse, accouchement, éducation... Les habitudes sont bien différentes, et je vous propose d'en découvrir quelques-unes dans cette série des "Standards".

Commençons par la France, avec le point de vue de votre humble serviteuse ;-)

 

 

La préconception : envie d'un bébé ?

Envie d'un bébé

L'âge moyen d'une femme qui accouche de son premier enfant se situe autour de 30 ans. Ce chiffre ne fait que reculer depuis que les statistiques sont exploitées (l'âge moyen se situait autour de 24 ans dans les années 60-70). Cela peut s'expliquer par la généralisation de la contraception d'un côté, et la vie sociale de l'autre (études, travail).

Mais la physiologie ne l'entend pas de cette oreille... La fertilité d'une femme est en effet maximale vers ses 25 ans, puis elle commence à diminuer. A partir de 30 ans, il est plus difficile de tomber enceinte, et les grossesses sont plus à risque (prématurité, retard de croissance intra-utérin...). 

La difficulté à débuter une grossesse est aussi accentuée par notre alimentation moderne, qui peut induire de nombreuses carences si elle n'est pas équilibrée (et même si elle l'est parfois).

Pour toutes ces raisons, il est toujours intéressant de faire une consultation dite "préconceptionnelle" : menée par différents professionnels de santé (médecin généraliste, sage-femme, gynécologue...), elle permet au couple de faire le point sur son projet d'enfant. On pourra aussi consulter un micronutritionniste pour s'assurer d'un statut correct en micronutriments essentiels pour la grossesse (aussi bien chez l'homme que chez la femme !). Malheureusement, l'Etude Nationale Périnatale de 2016 révèle que seulement 35% des couples ayant un projet de grossesse bénéficient de cette consultation... 

L'exemple classique de l'utilité de la consultation préconceptionnelle est celui de la vitamine B9 (acide folique) : la pilule contraceptive pousse l'organisme à la surconsommer, ainsi à l'arrêt de la contraception les risques pour la femme d'être carencée en B9 sont importants. Or, l'embryon l'utilise dès les premières semaines de sa formation pour de nombreuses opérations, et notamment pour la fermeture du tube neural (le bas de la collonne vertébrale). Sans consultation préconceptionnelle, la patiente n'aura pas été supplémentée en acide folique, et les risques de malformation sont plus importants.

Et si ça ne marche pas ?

Infertilité

Les problèmes de fertilité sont croissants, aujourd'hui on connait tous quelqu'un qui a dû avoir recours à une technique de procréation médicalement assistée. En France, on estime qu'un couple sur 7 consulte pour une infertilité présumée, et un couple sur 10 a recours à des traitements médicamenteux pour concevoir un enfant. Il n'y a pas de délai spécifiquement défini pour s'inquiéter d'un retard de conception, mais habituellement les couples consultent entre 6 et 18 mois après le début de leurs essais infructueux. 

La quasi totalité des examens, aussi bien pour la femme que pour l'homme, sont pris en charge par l'assurance maladie, à 100% (il n'y a pas besoin d'avoir une mutuelle), et jusqu'au 43e anniversaire de la femme qui désire être enceinte (dans la limite de 6 inséminations artificielles et 4 fécondations in vitro).

Test positif : l'aventure commence !

(ou se continue, selon les antécédents en matière de préconception !)

Test de grossesse

Le suivi de grossesse est relativement médicalisé en France, puisqu'on compte 7 visites obligatoires, et des examens assortis, répartis tout au long de la grossesse. Ils peuvent être réalisés par un gynécologue ou par une sage-femme.

La déclaration de grossesse aux organisme sociaux doit se faire avant la fin de la 14e semaine de grossesse. Bien que l'usage le recommande, rien n'oblige une femme qui travaille à annoncer sa grossesse à son employeur (même pendant un potentiel entretien d'embauche), mais elle peut bénéficier d'avantages spécifiques si elle le fait (protection contre le licenciement, autorisation d'absence pour les examens médicaux...).

Afin d'obtenir des réponses aux questions que l'on se pose, et de préparer sereinement l'arrivée de bébé, 8 séances de "préparation à l'accouchement" sont prises en charge par l'assurance maladie. Il n'y a aucune obligation à les suivre, mais au delà de ce qu'on voit dans les films (séances publiques, à regarder un accouchement à la télé par exemple), ce peut être une belle occasion de découvrir diverses techniques de relaxation, de gestion de la douleur, de communication avec le foetus...

Afin de garantir un repos quotidien pendant la grossesse, les femmes françaises bénéficient d'un congé maternité, qui débute 2 à 24 semaines avant le terme selon le statut de la maman et le nombre d'enfants qu'elle attend.

La rencontre tant attendue...

Accouchemement

C'est le grand jour... En France, le "standard" est d'accoucher en maternité, d'hopital ou de clinique. Moins de 3% des femmes accouchent hors d'une maternité, que ce soit une volonté (à domicile, en maison de naissance) ou de façon inopinée (sur la route pour la maternité par exemple), et le plus souvent en présence d'un médecin ou d'une sage-femme.

Les violences obstétricales dénoncées ces derniers mois amènent à une remise en question de certaines pratiques (actes non expliqués ou sans consentement, absence d'anesthésies...). De plus en plus de futurs parents rédigent un "projet de naissance", en collaboration avec une sage-femme pendant la préparation à la naissance par exemple, pour informer l'équipe médicale de leurs choix, dans la mesure du possible.

Dans l'Etude Nationale Périnatale de 2016, on note une diminution des recours à l'ocytocine et des déclenchements de l'accouchement. Ce qui n'est pas un mal ! Si bébé n'est pas prêt, pourquoi le forcer à sortir ? Il est bon de rappeler que c'est lui qui décide de sa date de naissance, et pas un calcul théorique... (dont on a toutefois besoin pour l'administratif !).

Les césariennes représentent environ 20% des naissances. Un taux important, qui gagnerait à être réduit (pas pour les urgences bien sûr, mais plus pour les césariennes de complaisance, non motivées par des raisons obstétriques : terme qui "tombe mal", pendant les fêtes par exemple, peur de l'accouchement, illusion du zéro risque...) quand on sait les conséquences que peut avoir cet acte sur la future santé du bébé et de la maman (troubles de la flore microbienne chez le nouveau-né, mise en échec de l'allaitement, perturbation de la mise en place de la relation mère-enfant...).

Le séjour à la maternité dure en moyenne 4 jours pour un accouchement par voie basse non compliqué, et 6 jours pour une césarienne. Lors de ce séjour, environ 2 mamans sur 3 allaitent leur enfant. Selon la sensibilité du personnel soignant, la maman sera plus ou moins soutenue dans la mise en place de l'allaitement, ce qui influencera en partie le maintien de l'allaitement à la sortie.

Un bébé tout neuf, et après ?

Retour à la maison

Le retour à la maison peut parfois être mouvementé. Nouvelle organisation, malnutrition, valse des hormones, troubles digestifs du bébé, difficultés diverses, avis différents de tous les côtés... L'épuisement, ou burn-out maternel, existe bel et bien. Les professionnels de santé sont plus ou moins à l'écoute, mais il ne faut pas hésiter à en parler.

Le congé de maternité dure 6 à 22 semaines après le terme en France, et le papa bénéficie de 11 à 18 jours ouvrables consécutifs en guise de congé de paternité.

Les soins apportés au bébé, au sens large (soins médicaux, d'hygiène, de confort, affectifs...), peuvent être menés de différentes façons, en fonction des habitudes familiales, de la culture... Grâce aux découvertes des dernières années dans le domaine des neurosciences, on sait maintenant beaucoup de choses sur les nouveaux-nés et leurs comportements, ce qui nous permet d'adapter notre mode "d"éducation" en fonction. Le courant de l'éducation bienveillante est ainsi en progression, s'opposant dans les grandes lignes à une éducation plus traditionnelle, encore très ancrée dans la société française actuelle.

L'Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) recommande un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, et partiel jusqu'à 2 ans ou jusqu'au sevrage naturel. En réalité, les bébés français sont 40% à être encore allaités à 7 semaines, 30% à 4 mois et ce chiffre tombe à 18% à 6 mois. Une meilleure information des parents en amont permettrait certainement de faire remonter ces taux, dans la mesure où le lait maternel reste dans la quasi totalité des cas le meilleur aliment de l'enfant, et qu'aucun lait maternisé n'est capable d'égaler ses qualités. La reprise du travail est souvent synonyme de sevrage pour le nourrisson, or il existe aujourd'hui de nombreuses astucs pour maintenir l'allaitement malgré le retour au boulot (la location d'un tire-lait est remboursée aussi longtemps que se prolonge l'allaitement).

Concernant le sommeil, les nouvelles recommandations indiquées dans le carnet de santé des nourrissons préconisent de faire dormir l'enfant dans la chambre parentale (dans son propre lit) pour réduire le risque de mort subite. Le véritable cododo est contesté en France, pour des raisons de sécurité et d'intimité du couple principalement. Or de nombreux bienfaits lui sont reconnus, et il n'est pas rare de retrouver cette pratique comme étant naturelle dans d'autres pays ou civilisations ! Pour permettre à son enfant de bénéficier des bienfaits du cododo en toute sécurité (baisse du taux de corticol, car l'enfant est rassuré de sentir son parent tout près, et toutes ses conséquences positives !), l'alternative réside dans les berceaux à accoler au lit, bébé étant à proximité de son parent sans risquer l'étouffement.

Côté alimentaire, les pédiatres conseillent en général de commencer la diversification alimentaire entre le 4e et le 6e mois de l'enfant, à l'aide d'aliments réduits en purée dans un premier temps, en intégrant aliment par aliment pour surveiller d'éventuelles allergies, et en introduisant les aliments spécifiques (viande, oeuf...) selon un calendrier précis. Une alternative, encore marginale, propose de présenter à l'enfant des morceau d'aliments mous mais non réduits en purée, et de le laisser choisir les classes d'aliments selon son propre instinct. On appelle ceci la Diversification Menée par l'Enfant, ou DME. Peu d'études ont été réalisées à ce jour, mais il semblerait que l'enfant acquière une meilleure capacité de gestion de son alimentation s'il a mené lui même sa diversification alimentaire.

A qui confier son enfant pour la reprise du travail ?

Entrée à l'école

Le rapport de l'Observatoire National de la Petite Enfance (2016) donne la répartition des souhaits initiaux des familles françaises en matière de garde : 26% souhaitent s'occuper elles-mêmes de leur enfant, 30% préféreraient la crèche contre 19% l'assistante maternelle, enfin 24% n'ont pas de préférence.

Des systèmes alternatifs se créent, notamment la micro-crèche (10 enfants maximum), qui fleurit un peu partout sur le territoire, tout comme les associations d'assistantes maternelles au sein de MAM (Maisons d'Assistantes Maternelles). 

Tous ces modes de garde bénéficient d'une prise en charge partielle ou totale par la CAF, en fonction des revenus de la famille.

Cette année, en 2019, le gouvernement a rendu l'instruction obligatoire à partir de 3 ans. Cela ne signifie pas que l'on doive impérativement mettre son enfant à l'école, mais s'il reste à la maison son instruction sera contrôlée par un inspecteur, comme c'était le cas à partir de 6 ans pour les enfants qui font "l'école à la maison" (IEF : instruction en famille).

Si l'école est choisie, les parents ont le choix entre l'école traditionnelle, publique ou privée, commençant par la maternelle (3 à 6 ans) et se poursuivant par le primaire (6 à 11 ans), le collège (11 à 15 ans)... ; et les écoles dites alternatives, fondées par des associations et aux projets pédagogiques variés.

Financièrement, la caisse d'allocations familiales verse, en plus de la prestation pour le mode de garde, une allocation aux familles qui ont au moins 2 enfants, et jusqu'au 20e anniversaire de l'enfant.

Voilà pour mon point de vue élargi sur la maternité en France. Et vous, vous voyez ça comment ? Partagez votre point de vue en commentaire !

Sources (consultées le 21 avril 2019) :

http://www.xn--epop-inserm-ebb.fr/wp-content/uploads/2017/10/ENP2016_rapport_complet.pdf

https://www.em-consulte.com/en/article/195918

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2668280

https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1122036/fr/projet-de-grossesse-consultation-preconceptionnelle

https://www.procreation-medicale.fr/wp-content/uploads/2016/04/GUIDEAMP2016.pdf

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31462

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F963

https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1144

https://www.ameli.fr/vosges/assure/sante/themes/grossesse/preparation-parentalite

https://www.ameli.fr/vosges/assure/droits-demarches/famille/maternite-paternite-adoption/conge-maternite

https://www.irasf.org/definition-violences-obstetricales-gynecologiques/

http://naitreaumonde.blogspot.com/2009/09/le-mensonge-de-la-dpa.html

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er958.pdf

https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/er958.pdf

Caroline

May 17, 2019
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J'ai 22 ans. J'étais en études d'éducateur de jeunes enfants (troisième et dernière année) lorsque je suis tombée enceinte. C'était le 21 avril 2018 j'avais alors 21 ans, cinq jours auparavant on m'avait annoncé que j'étais atteinte d'Endométriose après deux longues années de recherche.

J'ai arrêté la pilule au mois de septembre 2017 car je ne la supportait plus, j'avais le désir d'avoir un enfant depuis fort longtemps, cependant au vu de mon âge, et selon la société c'était trop jeune alors j'attendais... Et j'ai eu ce déclic lorsque tous les soirs c'était la même routine, 21h30 je prends ma pilule 21h32 je la revomis. C'est alors que je me suis dis que j'allais laisser la nature décider pour nous.

J'ai extrêmement mal vécu cette grossesse.
Vomissement dès les premiers jours, j'ai perdu en tout durant les 3 premiers mois 10kg, j'ai du arrêter mes études alors que j'étais en train de passer mon diplôme pour rester chez moi, allongée dans mon lit sans même pouvoir aller me laver, une bassine au sol et une bouteille d'eau et ce tous les jours. J'acceptais seulement de manger des tomates salées et du pain.
(Je ne parle pas de mon conjoint mais nous allons le nommer Y, je suis au jour d'aujourd'hui en couple avec lui depuis plus de 6 ans, il est l'homme de ma vie et nos débuts ont été très difficiles, j'ai toujours su qu'il était celui qu'il me fallait, ma moitié. Cependant nous n'avons pas la même culture et cela nous a fortement éloigné durant ma grossesse mais grâce à dieu tout va mieux ce n'est qu'un mauvais souvenir.)
Je me retrouvais aux urgences pour déshydratation, douleur, malaise et tout ce qu'on peut penser environ 1 fois par semaine.
Voilà qu'arrive la première échographie, nous y allons avec Y, fâchés car sa famille me dit d’avorter et me harcèle car nous ne sommes pas marié, lui coincé entre sa famille, notre bébé et moi même, ne sait plus quoi faire, c'est très tendu entre nous mais il assiste à tous nos rdv.

L'échographie est très longue environ 1h10, la sage femme nous indique que bébé bouge énormément et qu'elle a du mal a prendre les mesures. Novices sur ce sujet, nous ne nous sommes absolument pas inquiétés. Une semaine plus tard, rdv avec la gynécologue et la c'est le choc, à peine rentrés dans son cabinet elle nous dit "votre bébé est un mongolien" mot pour mot, je me suis effondrée, Y s'est arrêté au mot mongolien et ne se souvient même plus du reste du rdv. J'étais en pleurs, et la gynécologue me dit d'aller aux urgences que je ne peux pas le garder et que je ne pouvais pas à mon âge m'encombrer avec "ça", entre temps elle me fait tout de même mon examen gynéco alors que j'étais extrêmement mal. Nous nous rendons aux urgences tous deux choqués de cette annonce. 17h30, le service anténatal étant fermé nous expliquons a une sage femme que nous trouvons par hasard dans les couloirs la situation. Elle nous dit que non évidemment je ne vais pas avorter, il va falloir faire des examens, je lui explique que je veux garder mon bébé quoi qu'il arrive.

Les mois suivants toujours dans le doute, jamais tranquille, ma belle mère me dit de faire une interruption médicale de grossesse a 4 mois étant donné que mon bébé était diagnostiqué trisomique, elle n'en voulait pas de toute façon, ça l'arrangeait bien. La terre entière pouvait me tomber dessus, peu m'importe, je gardais mon bébé coûte que coûte !
Les rendez vous se suivaient et se ressemblaient, 1 risque sur 74 madame c'est énorme, vous êtes sûre de vouloir le garder... et ce à tous mes rdv, écho, prise de sang..
J'avais environ 2 échographies par mois, plus toutes les visites aux urgences qui faisaient parties de mon quotidien.

Ah et j'ai oublié de préciser j'ai changé de gynécologue, je ne suis plus jamais retournée voir ce monstre.
On me propose alors de faire une DPNI, qui me coûtera 400€ seulement. L'enfer. Je trouve finalement un hôpital qui peut me le faire sans que j'ai a payer.
DPNI faite (c'est une prise de sang non invasive qui se fait pour le dépistage de la trisomie (21; 18, 13), résultat, NÉGATIF !
Le reste de ma grossesse se passe relativement bien pour mon bébé, avec mon conjoint tout commence à s’apaiser.
Je n'ai pas non plus précisé mais ma maman a été très présente durant ces épreuves.
Je vomirai jusqu'au 9ème mois et mon petit trésor pointera le bout de son nez à j+3 ! A 34 semaines j'ai fais une menace d'accouchement prématuré suite à des contractions et mon col qui s'ouvrait.

23 janvier des contractions intenables surviennent, je demande la péridurale. Cette pose se passera très mal, l'anesthésiste n'a rien voulu m'expliquer sous prétexte que j'aurais dû mieux écouter mes cours de préparation à l'accouchement, elle me disait de fermer ma gueule et qu'avant de faire un enfant il fallait réfléchir, "si vous ne savez pas gérer des contractions vous ne saurez pas gérer votre enfant"

24 janvier à l’hôpital, mon amour pousse son premier cri, elle est là, j'ai tout oublié tout le mal que j'ai subi. Ma première question "Est-elle trisomique", la sage femme étonnée regarde la tête de mon petit ange et me dit que non, tout va bien. C'est bon je peux enfin profiter de ma merveille.
Accouchement sur le coté comme voulu, j'ai poussé 3 fois, j'ai eu la péridurale et 10h de travail.
Le séjour à la maternité s'est plutôt bien passé mis à part les biberons que les professionnels me tendaient car ma fille perdait du poids et que j'avais des crevasses, je leur ai tenu tête, j'ai persévéré, jeté les biberons et continué notre allaitement.

J'ai pris mon congé maternité suivi du chômage pour reprendre mes études au mois de septembre aux 7 mois de mon bébé. Mon conjoint lui était sans emploi, il n'a donc pas eu de congé paternité. Aux 1 mois de notre enfant, il a obtenu un CDI.

J'ai fait le choix de l'allaiter sans restriction de temps et ce pour notre plus grand bonheur a tous les trois.

Nous faisons du cododo et je vis au rythme de mon enfant. Je ne saurais dire si elle dort la nuit, elle fait SES nuits, à son rythme, je suis fatiguée c'est certain mais je ne m'en plains pas. Je suis son rythme de bébé de pratiquement 4 mois. Je pratique le maternage proximal avec un environnent sans VEO à la maison. Nous commencerons la diversification alimentaire vers ses 6 mois. Egalement vers 6 mois nous allons commencer la langue des signes.

Nous n'avons toujours pas perçu les aides de la CAF alors je ne saurais vous en parler.

Nous avons choisi comme mode de garde une assistante maternelle qui a les même valeurs que nous pour le mois de septembre. Lorsque notre bébé aura 8 mois. A temps partiel et le moins de temps possible la journée, nous allons essayer de faire un roulement avec le papa.

Je ne préfère pas m'avancer sur l'école, je ne sais pas de quoi l'avenir est fait et ce n'est pas quelque chose dont nous avons encore parlé.
Administrateur:
Eh bien je vois que ça n'a pas été de tout repos... Vous avez bien mené votre barque en tous cas, félicitations pour votre bébé ! Il ne reste plus qu'à en profiter sereinement :)
Merci pour votre témoignage, qui montre qu'il y a encore des progrès à faire pour la médecine en ce qui concerne le côté psychologique ... :-/
Lagrange

Apr 22, 2019
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Super article... ????????????
Je viens de bien lire pour constater la différence entre les pays...
Ici l'allaitement est très présent, je pense que c'est autant économique que par conviction...
Nous étions 3 dans la chambre, 3 à allaiter... Il y a un vrai accompagnement pour ça !
Nos bébés doivent aller au centre de santé pour être pesés toutes les semaines le 1er mois. Les visites à la maternité sont autorisées 2h dans l'après-midi et c'est 1 personne à la fois, les enfants sont interdits, quel repos ! Ça évite de te retrouver avec 10personnes autour de toi et de ton bébé... Et le personnel soignant est ADORABLE !!!
Voili, voilou, encore bravo pour ton super travail
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